Haguenau, une ville bordée par sa forêt
La forêt indivise de Haguenau couvre environ 13 400 hectares, au sein d’un massif de 21 000 hectares. Elle appartient à parts égales à l’État et à la Ville, depuis une ordonnance royale de 1696. Labellisée Forêt d’Exception en 2020, elle a vu ce label renouvelé pour la période 2026-2031. Un réseau de sentiers et de pistes cyclables la traverse, et le site du Gros Chêne concentre une grande partie de la fréquentation.
Côté équipements, le ministère des Sports a référencé deux sites de la ville comme Centres de préparation aux Jeux de Paris 2024 :
- le parc des sports, pour le football et le rugby à 7, qui compte aussi une piste d’athlétisme et une salle d’haltérophilie ;
- l’espace sportif Sébastien-Loeb et la Maison des sports, en centre-ville, pour la gymnastique artistique, le judo et le para-judo. Des manches du Top 12 de gymnastique s’y sont disputées.
S’entraîner seul en forêt, se montrer en salle
Deux réalités se croisent à Haguenau.
La première, c’est l’entraînement en autonomie. Une sortie longue sur les chemins forestiers, seul, un soir de novembre. Personne ne regarde. C’est souvent là que la motivation se teste vraiment. On peut y travailler des repères concrets, le sens que vous donnez à votre préparation, et l’acceptation des semaines sans progrès visible.
La seconde, c’est la salle. En gymnastique artistique, un élément qui a fait peur après une chute peut bloquer pendant des semaines, même une fois la reprise autorisée. Plus de 10 ans à accompagner des sportifs blessés en kinésithérapie du sport m’ont montré combien cette appréhension pèse au moment de reprendre. Elle se travaille par étapes, à votre rythme, pendant que votre entraîneur garde la main sur la technique.
Le football du nord de l’Alsace, vu des cages
Au parc des sports comme sur les autres terrains du secteur, le football amateur a ses pressions propres : le temps de jeu, la concurrence au poste, le match du week-end qui occupe toute la semaine.
Je connais ce football de l’intérieur. J’ai joué à l’US Forbach, en Moselle, et à Sarre-Union, en Alsace Bossue. Je suis aujourd’hui gardien de but au Sarreguemines FC, après être passé par le National 3. Ce parcours m’aide à parler le langage d’un vestiaire. Il ne dit rien d’avance de votre situation : on part toujours de la vôtre.
Pour une demande collective, la page clubs et structures explique comment le travail se cadre avec une équipe.

